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Fiche de cours

Des antifilms lettristes au cinéma situationniste

Faculté de gestion: Faculté des lettres

Responsable(s): François Bovier
Intervenant(s): -

Période de validité: 2011 -> 2011

Pas d'horaire défini.

Cours-Séminaire

Semestre d'automne
2 heures par semaine
28 heures par semestre

Langue(s) d'enseignement: français
Public: Oui
Crédits: 0

Contenu

Au début des années 1950, en France, un mouvement de poètes et de plasticiens, sous l'impulsion d'Isidore Isou, s'approprie le support du film. Maurice Lemaître, Isidore Isou, Guy E. Debord, Gil J. Wolman, Marc'O et quelques autres dissocient et déstructurent les composantes matérielles du film, avant de mettre en cause le dispositif de la salle obscure. Le cinéma lettriste, en rupture avec les "nouveaux cinémas" (Nouvelle Vague française, Free Cinema britannique, New American Cinema, etc.), élabore des anti-oeuvres, c'est-à-dire des films "imaginaires" ou "supertemporels", des spectacles ou des performances qui impliquent la plupart du temps la projection d'images en mouvement.
En 1957, une scission apparaît au sein du lettrisme, qui conduit à la fondation de l'Internationale situationniste (recoupant, entre autres, le Mouvement international pour un Bauhaus imaginiste et le Comité psychogéographique de Londres). Dans ce contexte, Guy Debord théorise la pratique du détournement, qui sera actualisée dans ses propres films et ceux de René Viénet. De l'Internationale lettriste à l'Internationale situationniste, on assiste à un déplacement d'accent, c'est-à-dire à l'évolution d'une expérimentation artistique qui porte sur des formes symboliques et des modes de représentation, à une stratégie politique de détournement qui vise à renverser les pouvoirs dominants.

Informations supplémentaires

www.unil.ch/cin

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