Muriel Katz

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Axes de recherche

Filiation et affiliation chez les victimes de crimes contre l'humanité et leurs descendants ( projet financé entre autres par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah)

En psychanalyse, la filiation concerne le lien qui inscrit le sujet dans la filiation et qui lui confère une place entre ses ascendants et ses descendants, réels ou imaginaires. Par filiation, on entend donc le lien qui permet à chaque sujet d'être situé et de se situer dans la chaîne généalogique où il occupe une place symbolique sexuée singulière. Or, il n'y a "pas de filiation sans transmission" comme le rappelle Rosolato.
Compris comme catastrophe de la filiation, et partant de la transmission, le crime généalogique que constitue le génocide ne saurait être sans répercussions sur la vie fantasmatique des victimes et de leurs descendants. Comment ces sujets dont l'histoire familiale a été traversée par un génocide s'inscrivent-ils fantasmatiquement dans la chaîne généalogique dont ils sont issus ? C'est au moyen de la libre réalisation de l'arbre généalogique que nous abordons ces questions qui permettent d'inscrire nos travaux dans le champ du généalogique, selon un point de vue psychanalytique groupal et familial

Transmission psychique entre les générations : à propos des familles juives vivant en Suisse après la Shoah (un projet financé entre autres par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah)

En faisant de l'autonomie du sujet le centre de gravité de la vie collective, la Modernité constitue un cadre profondément déroutant pour les Juifs émancipés, désormais citoyens à part entière. Appelant à un questionnement réflexif sur la valeur des actions individuelles, le primat de la rationalité et le droit à l'autodétermination conduisent progressivement chacun et chacune à s'interroger sur le sens à donner à l'existence et sur les actes à poser pour construire son identité. Comment les parents et les grands-parents juifs vivant aujourd'hui en diaspora font-ils face à la double injonction de s'insérer dans un cadre culturel et national qui fait d'eux des citoyens à part entière d'une part, tout en restant fidèles à des règles de transmission inhérentes à leur héritage religieux et communautaire, d'autre part ? Comment comprendre par exemple le maintien de cette tradition ancestrale que représente la circoncision dans des familles juives dont le mode de vie s'est éloigné voire est parfois en rupture avec la tradition ? Comment comprendre également le maintien de règles traditionnelles de prénomination chez des sujets qui se sont par ailleurs souvent distancés de toute inscription communautaire et/ou de toute pratique religieuse ? Qu'en disent-ils concrètement ? Dans les familles ashkénazes qui se trouvaient en Europe pendant la deuxième guerre mondiale et qui ont survécu, la question de la construction identitaire se doit également d'être pensée sous l'angle du traumatisme collectif de la Shoah d'une part, et de l'exil, d'autre part. Quelles sont par conséquent les possibles répercussions d'un tel contexte sur le choix de circoncire ou non en enfant, de prénommer les enfants nés après la Shoah et/ou après la création de l'Etat d'Israël ? Le ou les prénoms font-ils trace et si oui de qui, de quoi ?

Antigone et le devoir de sépulture. Approches psychanalytiques et anthropologiques

Anthropologie psychanalytique
Ritualité funéraire
Deuil
Traumatismes collectifs
Droits humains
Mythologie

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